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les CostumesTableau de silhouettes monochromes
Schématiquement, le texte de Pasolini réunit trois lieux de fictions différents, des mondes clos, hermétiques : un palais, un bordel de bidonville et un ménage de classe moyenne. Cependant, ces trois milieux, très ancrés dans une réalité historique – l’Espagne de 1967 – sont reliés par des personnages transversaux. Ces figures archétypales sont polymorphes : Basilio est un roi, puis un manipulateur omniscient et enfin un père de famille. Afin de proposer des clés de compréhension aux spectateurs, les costumes concourront à matérialiser les axes de mise en scène. Les deux premiers moments de fiction : au palais et dans le bidonville, seront subtilement abordés comme une réminiscence, un vécu intérieur des personnages - leurs états exacerbés ne pouvant s’exprimer pleinement dans la réalité. Ceci se traduira dans le costume par des formes et des matières moins définies et non-assimilables à quelque chose de reconnaissable. Le costume pourra se réduire à une silhouette simplifiée caractéristique, partie intégrante d’un tableau. Le troisième volet, plus proche de notre environnement social, sera évoqué par des costumes plus inspirés de notre quotidien tangible. Et également par une réalité historique que l’auteur ne cesse de rappeler: 1967.
Pauline Zurini
Le monde de la richesse
des déclinaisons de blanc...
Le monde des bidonvilles
des couleurs brunes, rouges...
le monde normalisé
du sobre, du noir, aucune fantaisie...
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