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Danse Orientale
Cours de danse orientale par Ayshe Arun
Colmar / 2007-05-10
Ayse Arun |
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Styles et Techniquesle RAQS SHARKIEn Arabe, on appelle RAQS SHARKI ou RACQS EL SHARKI (shark = orient) la performance scénique de la danse orientale. Le RAQS SHARKI lui-même va chercher ses origines dans le RAQS EL BALADI qui signifie « danse du peuple » ou « danse autochtone ».
On considère le RAQS SHARKI comme étant la forme la plus classique et la plus subtile de la danse orientale. Les éléments qui le constituent sont issus de diverses traditions (indienne, persane, turque et plus récemment le ballet classique). Le terme de « danse du ventre » que l’on utilise actuellement est un avatar de l’appellation d’origine.
le BALADIPar opposition au RAQS SHARKI, le BALADI est une forme de danse populaire et familiale. Elle se pratique dans le cercle familial, entre femmes, mais également au cours de rituels d’initiation dans les populations rurales. Cette danse populaire, quoique sensuelle, comporte moins d’aspects érotiques que le RAQS SHARKI. Ses origines sont à rechercher dans la région du Caire et celle de la vallée du Nil. Le BALADI n’est pas un rythme à proprement parler mais plutôt un style de danse composé de différents rythmes.
On évoquera également le CHIFTETELLI qui, selon plusieurs sources, serait issu de la tradition turque.
Le BALADI ainsi que la danse de la canne, le HAGALA, le SKANDERANI font partie de la danse orientale. La danse de la lumière, crée et mise en scène par Shafi-a-il-Obtigga (danseuse égyptienne) dans les années 20 se danse avec une couronne de bougies sur la tête.
Évoquons aussi la danse du sabre, celle des foulards ou encore de la cruche. D’autres formes voient le jour à l’heure actuelle comme la « Tribal DANCE » aux Etat-Unis.
Trois styles majeursSelon Shams El Din, il existe cependant trois styles majeurs : le style égyptien, le style turc et le style américain. Ils se différencient par leur mode d’expression, leur tempo, les postures plus ou moins acrobatiques, les accessoires, l’espace utilisé sur scène, les variations proposées par rapport au répertoire classique.
Le style égyptien permet l’expression de sentiments subtils. C’est sans doute la danse la moins dramatique, elle exprime avant tout, la tendresse et fait appel à tous les sens. En Turquie, la danse orientale longtemps déconsidérée retrouve ses lettres de noblesse depuis une dizaine d’années, grâce à l’intérêt que lui porte le monde occidental.
De son côté, le style turc emprunte à la danse moderne et au ballet classique.
Le style américain emprunte partiellement sa gestuelle au ballet classique et comporte une partie d’improvisation sur une scène souvent élargie.
Ce brassage de cultures et d’inspirations tend à universaliser la danse orientale.
Techniques
Tout l’art de la danse orientale consiste à envoyer des impulsions gestuelles à partir du centre: le ventre (le creux, le vide) vers tous les membres. Les mouvements sont circulaires mais dissociés. De cette dissociation du haut et du bas du corps, de ces mouvements décalés du bassin et du buste, des bras et de la tête, centrés sur la colonne vertébrale naît une sensation d’harmonie et de globalité qui fascine le spectateur. La tête, les bras et le buste de la danseuse exercent un mouvement ondulatoire tandis que le ventre, le bassin et les hanches se balancent et vibrent ou se déplacent pour offrir un spectacle séduisant et sensuel qui incite à la joie de vivre et à la relaxation du mental. Le bassin, dans un geste de va-et-vient, de cercles, de huit, voire de tremblements rapides (shimmy) exerce pour sa part un rôle essentiel. L’intensité de ces mouvements est accentuée par les franges du costume.
Si la danse orientale procure plaisir et divertissement, il ne faut cependant pas négliger la dimension mystique de cet art en lien profond avec les énergies du cosmos. A l’instar du ZIKR pratiqué par les déniches tourneurs dans la tradition Soufi en Turquie depuis le Xème siècle, elle se veut prière, louange et chemin vers l’extase. Si elle va chercher sa substance dans une réalité matérielle et physique, elle n’en est pas moins tournée vers le divin.
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